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Afin d'alléger les journées des enfants, la semaine de quatre jours en primaire, mise en place il y a seulement deux ans via la suppression du samedi matin, devrait être interdite. Les vacances d'été devraient également être réduites du primaire au lycée !
Voila, en substance, les conclusions avancées par une mission parlementaire sur les rythmes scolaires dans un rapport présenté le 8 décembre 2010. Les élus de gauche de Saint-Maur ont toujours dénoncé l'institution de la semaine de quatre jours arguant que l'intérêt de l'enfant n'était pas au centre des débats. Une position que ne partageait pas Henri Plagnol qui estimait lui que "le samedi devait être rendu aux parents". Une position que nous avions dénoncée lorsque le débat faisait rage à Saint-Maur estimant qu'elle était opportuniste et que la suppression du samedi matin conduirait obligatoirement à augmenter la charge de travail des jours restants.
Les faits nous donnent raison ! Michèle Roland, conseillère municipale PS, avait déclarée
à l'époque : "A quoi sert de rendre le samedi matin aux parents, si c'est pour retrouver les gamins juchés sur un caddy dans un quelconque centre commercial. Est cela votre conception de la vie de famille retrouvée ?".
Que nous dit le rapport des parlementaires ? Une interdiction pure et simple "enverrait un signal fort de prise en compte de l'intérêt de l'enfant". En effet, la semaine de quatre jours "a été choisie par les seuls adultes", écrit la mission d'information de l'Assemblée nationale.
Après la bronca des syndicats d'enseignants, parents de la FCPE, Inspection générale de l'Education nationale et Académie de médecine, c'est maintenant au tour de 15 députés de dénoncer les inconvénients de la semaine de quatre jours. Il était temps !
Avec six heures de cours par jour et 144 jours de classe, les élèves français ont les horaires quotidiens les plus lourds d'Europe. Surtout cet horaire est concentré sur un tout petit nombre de jours ouvrés. Les chronobiologistes entendus par la mission sont unanimes. Ils ont qualifié de "délirant" et "aberrant" le rythme imposé aux enfants.
Pour ces spécialistes, la meilleure des choses à faire serait de "réduire la durée de la journée", ce qui passerait par la fixation "d'un plafond quotidien horaire".
Il faudrait aussi différencier les horaires selon l'âge, car les mêmes emplois du temps de trois à onze ans constituent une "absurdité". La mission en revanche ne tranche pas entre quatre jours et demi ou cinq jours, ni entre le mercredi ou le retour au samedi matin, chacune des solutions ayant ses défenseurs. Dans un communiqué les maires des grandes villes ont "demandé unanimement que le gouvernement revienne à la semaine de quatre jours et demi". Les parlementaires invitent à repenser l'organisation de la journée: "Une heure d'étude surveillée pour tous les élèves pourrait être instituée, sans sacrifier pour autant l'aide personnalisée" qui devrait être "intégrée dans le temps de la classe", ce qui favoriserait "une pédagogie réellement différenciée". Les deux heures d'aide hebdomadaire, créées en 2008, sont organisées hors du temps de classe, souvent sur l'heure du midi, ce qui a été dénoncé comme peu efficace pour les élèves faibles.
Le rapport va alimenter la "Conférence nationale sur les rythmes scolaires" qui doit aboutir à des annonces en mai-juin 2011.
-------------------------------------------------- Ci-dessous le communiqué des Maires des grandes villes de France
Publié le mercredi, 8 déc. 2010 L’Association des Maires de Grandes Villes de France* a été auditionnée ce jour par le comité de pilotage de la Conférence nationale des rythmes scolaires, chargé de mener une large concertation sur les temps scolaires auprès de nombreux acteurs de la société. Les Maires de grandes villes de France ont fait savoir qu’ils sont défavorables à la semaine de 4 jours. Selon les élus, ce rythme ne correspond pas aux temps de l’enfant et génère des coûts supplémentaires pour la collectivité. Les Maires de Grandes Villes de France ont demandé unanimement que le gouvernement revienne à la semaine de 4 jours et demi. Cette demande coïncide avec les conclusions du rapport parlementaire de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, rendu public aujourd’hui, qui prônent le retour à la semaine de 4 jours et demi. A ce titre, lors de l’Assemblée Générale de l’AMGVF qui s’est tenue ce mercredi, Michel Destot, Président de l’Association, Député-Maire de Grenoble, a indiqué vouloir rencontrer dans les meilleurs délais le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel.
* l’AMGVF était représentée par les élus de Versailles, Lyon, Brest, Angers.
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