Le prochain conseil municipal aura lieu le jeudi 06 octobre 2011 à 20 heures en mairie. Ce sera le conseil de rentrée après un été long et riche en évènements de toutes sortes. Nous vous invitons à y assister et à nous faire part au préalable de vos points de préoccupations et commentaires éventuels.
L'ordre du jour est très long, rareté des séances oblige ! Il comporte une soixantaine de points dont certains très politiques : modification budgétaire, emprunts toxiques, logement social, plan local de l'habitat, etc. C'est donc une séance marathon qui s'annonce, une fois de plus.
Le climat risque, en outre, d'être très tendu car la
ville est au cœur d'une affaire judiciaire dont la presse locale n'a rendu compte que de manière partielle. Depuis plusieurs mois, une enquête préliminaire concernant les procédures de passation et d'attribution des marchés publics de la ville a été ouverte et confiée à la brigade financière. Les conclusions ne sont pas encore connues mais quelles qu'elles soient, elles viendront forcément ternir l'image vertueuse dont le maire aime se parer.
La majorité municipale dont le plus grand plaisir consistait à pointer les carences de la gestion de l'ancienne équipe aura certainement quelques difficultés à s'aventurer maintenant sur ce thème...
A quelques mois des élections législatives, H. Plagnol se serait bien passé de ce type de publicité. Pour notre part, nous n'avons pas jugé bon de communiquer plus avant sur ce sujet, pour l'instant, estimant :
- qu'il appartient à la justice d'établir la vérité et d'en tirer les éventuelles conséquences,
- que nous devons pas nous prêter à une quelconque tentative d'instrumentalisation dans un sens ou dans l'autre.
Toutefois l'information du conseil a été plus que négligée au cours de ces derniers mois ce qui est, par contre, plus que critiquable. Un des membres de notre groupe interviendra donc vraisemblablement sur ce point en début de séance.
A Saint-Maur, le climat est donc tout aussi délétère qu'au plan national. La succession des affaires, qu'elles soient d'ordre privé ou financier, est le marqueur d'une crise profonde. Le désenchantement qui en résulte ne peut qu'alimenter l'extrémisme.
Le premier devoir d'un élu de gauche est de le dire !
Philippe Rosaire
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