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L’enveloppe allouée par l’Agence de cohésion sociale et de l’égalité des chances (Acse) pour les quartiers en difficulté baisse de 20 %cette année.Un coup dur pour les associations.
Les associations de quartier vont devoir se serrer la ceinture. Les services de l’Etat viennent de se réunir à Créteil pour décider de l’attribution de subventions aux projets associatifs menés dans les quartiers en difficulté du département.
Une aide qui passe par l’Acse, l’Agence de cohésion sociale et de l’égalité des chances, dont l’enveloppe dédiée aux quartiers sous contrat urbain de cohésion sociale (Cucs) baisse cette année de 20% sur l’ensemble du Val-de-Marne.
Un « rééquilibrage qui permet aujourd’hui au Val-de-Marne de se situer dans la moyenne nationale » estime le préfet, Pierre Dartout, dans un courrier adressé aux élus locaux.
Déjà une pétition à Champigny !
Dans certaines mairies, la nouvelle ne passe pas. Une délégation de la municipalité (PC) de Champigny-sur-Marne vient de remettre une pétition de 800 signatures au sous-préfet à la ville, Olivier Huisman. La mairie entend contester cette baisse des subventions. « On n’a jamais connu une baisse de cette nature, assure Georges Charles, l’adjoint au développement urbain. C’est dommageable pour tous les quartiers en difficulté. Sur notre ville, on nous a annoncé une baisse d’environ 120000 €, c’est considérable. »
Tenu au devoir de réserve pour cause d’élections cantonales, le sous-préfet ne peut s’exprimer. « Il nous a reçus poliment et nous a expliqué que son enveloppe avait baissé, raconte tout de même Georges Charles. Mais cette baisse ne dépend pas de lui mais des parlementaires. »
Créée en 2006, l’Acse est une sorte de pendant « social » de l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru). Pendant que la deuxième s’occupe de réhabiliter les quartiers sensibles, la première y soutient des projets sociaux, culturels, économiques, éducatifs ou environnementaux
Source : Le parisien du 14/03/2011 |